17 avril 2008

Le marché du nom de domaine francophone

L’avantage du marché francophone du nom de domaine, c’est qu’il est en grand retard par rapport à l’ensemble de ses voisins.

Un paradoxe identifié dans cette précédente affirmation ?

Il est toujours préférable de voir les bons cotés d’une situation, qui aux premiers abords, semble négative.

En effet, le français est la quatrième langue parlée dans le monde avec plus de 400 millions de francophones, nous nous classons derrière l’anglais, le chinois et l’espagnol. Voici le premier potentiel identifié de développement.

Rapprochons-nous de la France en elle-même, avec ses 64 millions d’habitants et un taux de pénétration d’internet dans le pays égal à 54%, nous n’avons pas à rougir face à nos voisons allemands avec leurs 85 millions d’habitant et leur taux de 65%.

Pourtant, la propriété virtuelle n’est pas du tout perçue de la même manière outre-rhin. Avec 12 millions de .de enregistrés (il s’agit de l’extension allemande), 1 allemand sur 7 en moyenne est propriétaire. En France, avec 1 million de .fr enregistrés, seulement 1 français sur 64 a son .fr !
Autre comparaison révélatrice de notre retard, il y a autant de .ch enregistrés (extension suisse) que de .fr pour une population 10 fois moins importante.

Le problème ne vient pas du niveau de richesse du pays et d’un retard de développement de son marché en ligne. Il s’agit bien d’un blocage culturel et d’un retard de 5-10 ans que nous observons à chaque fois quelque soit le domaine (modes de consommation, conscience écologie, etc.).

La France fonctionne par périodes de prise conscience et celle de la valeur intrinsèque de la propriété virtuelle n’est pas encore arrivée. Tout le monde se souvient du buzz réchauffement climatique et grenelle de l’environnement. Le français s’est tout d’un coup acheté une conscience écologique que les allemands avaient déjà développé depuis fort longtemps, il suffit de comparer les taux d’équipement en panneaux solaires des habitations. Le marché de l’écologie est en train d’exploser en France, mais il aura fallu le temps, ceux qui ont investit dans ce domaine à temps se frottent les mains.

Lorsque les avantages de posséder un nom de domaine, que l’on soit professionnel ou particulier, seront mis sur le devant de la scène par les médias, il sera déjà trop tard et les bons noms seront tous réservés depuis longtemps. Les prix flamberont un temps puis le marché se calmera pour progresser à un bon rythme de croisière, supérieur à n’importe quel autre marché.

Voila pourquoi je parlais d’avantage au début de cet article concernant le retard du marché francophone, car nous avons la chance de vivre dans un pays qui vit toujours avec 5 ou 10 ans de retard sur les autres. Une chance, car il suffit de regarder comment les choses se passent ailleurs pour comprendre comment elles se passeront chez nous.

Aujourd’hui je peux vous dire sans me tromper que la propriété virtuelle va exploser en France, quand, je ne saurai le dire avec exactitude, mais cette tendance une fois amorcée sera rapide et pérenne.

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